mercredi 17 juillet 2013

Ikea ne manque pas d’audace...

Une fois de plus, le géant suédois nous démontre qu’il a bien saisi le public à qui était destiné le marketing viral. En optant pour un site Web calqué d’un site pornographique bien connu, You Porn, Ikea a réussi avec brio sa campagne de marketing pour sa nouvelle gamme de lit nommée Malm. Sur le site Hot Malm, on peut y voir des lits de toutes les couleurs : blondes, brunes, noires, etc. Les titres des images sont très amusants, comme celui du lit avec un chat où il est écrit Check out the pussy on this Hot Malm. Non seulement le site donne envie de découvrir toute la gamme de produits en parcourant le site en entier, mais la stratégie adoptée est une nouvelle en soi et incite au partage, donc a une visibilité exponentielle. Jusqu’à ce jour, plus de 1 400 personnes ont tweeté le site et plus de 7 000 l’ont partagé sur Facebook. Certaines images de lits ont été vues plus de 2 millions de fois!




Manque de jugement? Pas du tout! Si la stratégie peut paraître à prime abord d’un manque de goût total, n’empêche que le public à qui elle est destinée se trouve majoritairement jeune et/ou branché. Le divertissement est le troisième but recherché des gens qui naviguent sur Internet et, disons-le, c’est plutôt divertissant comme idée. Beaucoup de grandes compagnies spécialisées en marketing auraient tout intérêt à prendre des notes mais, surtout, bravo aux dirigeants chez Ikea qui ont fait preuve d’une grande ouverture et qui ont décidé d’accepter l’idée d’une gang de farfelus créatifs.


Bravo à l’audace!

lundi 11 février 2013

Communication et dépendance

C’est un fait irréfutable : à cette ère de développement rapide des nouvelles technologies, les moyens de communication se multiplient. Certains deviennent de moins en moins populaires, comme le téléphone et le courriel, mais ne disparaissent pas pour autant. Chacun possède ses avantages et ses inconvénients, si bien que chaque situation requière son moyen de communication adapté. Les médias sociaux, liés aux téléphones intelligents, sont des moyens de communiquer puisqu’ils nous mettent en relation avec d’autres personnes, créant ainsi des conversations virtuelles, dont il est possible d’avoir des notifications, et donc des alertes, chaque fois qu’une personne veut nous dire quelque chose, un peu à la manière d’un message texte. Tout réside donc dans ce fameux téléphone intelligent qui nous permet, entre autres, de recevoir des alertes chaque fois que nous avons une notification sur un des médias sociaux que nous utilisons, recevoir les courriels de nos différentes boîtes et, par le fait même, recevoir une alerte chaque fois que nous recevons un courriel, recevoir des messages textes, recevoir des appels, bref, tous les moyens possibles pour entrer en contact avec nous se retrouvent en un seul et même endroit. Impossible de ne pas pouvoir entrer en contact avec quelqu’un qui possède un téléphone intelligent. Et en plus, ces bidules créent de la dépendance, si bien que la plupart des gens le consulte avant même de s’être brossé les dents le matin et dort avec la nuit.
 
 

En prenant compte de cette nouvelle réalité, une personne dépendante sera toujours à l’affût d’une nouvelle alerte, faisant en sorte qu’elle n’a jamais totalement l’esprit libéré, pensant constamment à son téléphone intelligent. On parle ici, bien sûr, de la dépendance à son niveau le plus élevé, mais il n’en demeure pas moins qu’une petite dépendance peut atteindre ce niveau assez rapidement; les personnes seules ou ne supportant pas bien la solitude étant le plus à risque. Devrait-on employer les grands moyens et faire comme cette journaliste qui a infliger une cure de désintoxication numérique à sa famille durant six mois? Pas nécessairement, puisque ceux-ci représentent un pouvoir, un outil extrêmement efficace pour ceux qui possèdent un blogue, un site web ou une entreprise. Je dirais même qu’ils sont indispensables. Mais une personne qui décide d’utiliser les médias sociaux comme outil de marketing devra s’investir énormément en temps; les médias sociaux ne s’utilisent pas uniquement durant une petite période de temps qui s’inscrit dans le cadre d’un plan marketing, ils doivent être entretenus durant toute l’année à défaut de perdre nos fans ou nos abonnés. La personne qui voudra les utiliser devra donc investir beaucoup de temps et n’aura pas le choix d’y prendre plaisir, puisque l’entretien des médias sociaux deviendra une tâche quotidienne tout au long de l’année. Et la dépendance sera quasi-inévitable.

Je termine sur deux questionnements. Premièrement, en prenant compte de cette situation qui crée de la dépendance, si vous êtes célibataire, voudriez-vous rencontrer quelqu’un qui est non seulement dépendant de son téléphone intelligent ou des médias sociaux mais qui doit l’être pour son métier? L’accepteriez-vous? Et deuxièmement, si on ajoute cette dépendance à toutes les autres, comme l’alcool, le tabac et j’en passe, presque tout le monde a une dépendance à quelque chose. Que reflètent toutes ces dépendances? Pourquoi vivons-nous dans une société de dépendance?

mercredi 9 janvier 2013

Le futur de l'enseignement avec le numérique

Un des avantages les plus connus du numérique, c’est qu’il nous permet de préserver l’environnement, notamment grâce à la réduction de l’utilisation de papier qu’il permet. Une société entièrement numérisée représenterait beaucoup d’avantages, notamment au niveau de l’enseignement. Il suffit de faire quelques recherches pour comprendre tout le potentiel que le numérique renferme et qu’on pourrait exploiter un jour pour enseigner et apprendre…
 
Écran tactile
Alors que dans notre temps, le professeur écrivait (souvent dans une écriture illisible) sur le fameux tableau noir à l’aide d’une craie (qu’on ne pouvait effacer que partiellement à l’aide d’une « brosse»), la prochaine génération pourrait apprendre à l’aide d’un tableau blanc interactif connecté à internet, sans compter que chaque élève aura son propre ordinateur, ou tablette tactile personnelle.
 
Réalité augmentée
Comme on peut le découvrir dans la vidéo qui suit, vers 4 min 45 sec, la qualité de l’enseignement pourrait accroître énormément; les possibilités sont grandes, notamment grâce aux tables numériques et à la réalité augmentée.




Vers 8 min 38, toujours dans cette vidéo, on découvre ce à quoi ressemblerait une sortie pédagogique. Ainsi, les élèves se promènent en forêt et il leur suffit de pointer leur tablette à un endroit indiqué pour voir apparaître des dinosaures dans la forêt, et ainsi avoir une tonne d’information à ce sujet!
 
Gamification
Basé sur le principe du jeu virtuel, l’enseignement à l’aide de la gamification abolit toute limite reliée à la géolocalisation. Ainsi, une personne du Québec pourrait aisément suivre un programme en France.


 
Dans cette vidéo, on peut voir à quoi ressemblerait un cours utilisant la gamification. Un avatar représentant l’élève est assis en classe, et peut lever la main pour vous si vous avez une question. Vous écoutez les consignes du professeur, faites les lectures, posez les questions, etc. Plus besoin de se déplacer pour apprendre!

Ce ne sont là que quelques exemples de ce que nous réserve le futur du numérique pour l'enseignement. Il faut déjà prendre en considération que l'arrivée d'internet a grandement facilité la recherche pour les travaux scolaires. Dans mon temps, il fallait absolument trouver des livres à la bibliothèque...

mercredi 2 janvier 2013

Enjeux sur l'identité numérique


Faire part de ses états d’âme sur Facebook, indiquer les endroits que l’on fréquente en tout temps sur Foursquare, partager des petits moments de notre vie en photos sur Instagram, émettre notre opinion sur Twitter, parler de nos antécédents professionnels et de nos qualifications sur Linked In, exprimer nos différents intérêts en images sur Pinterest, élaborer sur nos connaissances, nos intérêts et nos opinions sur notre blogue… Comme le dit Claire Abrieux dans son billet sur L’identité et ses enjeux en contexte numérique,  « chaque site, où nous laissons une empreinte particulière de notre identité, met en en lumière une parcelle de qui nous sommes. » Mais où est la limite à s’exposer publiquement? Est-il possible, et recommandable, d’avoir plusieurs identités numériques? Et qu’entend-on par identité numérique?

La dernière question est la base du questionnement. Certains entendent par « plusieurs identités numériques » le fait de s’exprimer sous plusieurs faux noms, autrement dit, avoir plusieurs comptes avec des noms différents selon l’identité que l’on veut se donner. Cette pratique, bien qu’illégale en Chine, semble plutôt courante dans les pays occidentaux. En quoi cela pourrait-il être une nuisance? Dans la mesure où cette personne, qui agit sur la toile sous un faux nom, n’en profite pas pour avoir des comportements nuisants pour d’autres internautes ou ne fait pas d’actes frauduleux ou illégaux, je ne vois pas en quoi cela pourrait être malhonnête. Au contraire, peut-être est-ce une façon pratique de se protéger contre l’usurpation d’identité. Mais pouvoir agir dans l’anonymat peut aussi amener son lot de contraintes…

Comme je le disais, en Chine, cette pratique est illégale, puisque le Gouvernement veut contrôler l’opinion publique. En obligeant les gens à parler sous leur vraie identité, cela les décourage à parler contre le Gouvernement de peur de se voir juger et condamner. C’est un peu comme le décrivait Goerge Orwell.

Ici, nous n’avons pas ce problème, puisque notre Gouvernement n’exerce aucun contrôle sur l’opinion publique. Nous n’avons donc pas réellement besoin d’une fausse identité pour pouvoir nous exprimer. Nous avons un autre problème : l’usurpation d’identité. Quand on se crée un compte dans une entreprise, que ce soit à la banque ou au club vidéo du coin, on nous demande encore notre date d’anniversaire et le nom de jeune fille de notre mère (vraiment?). Bref, ce genre de renseignement peut se trouver assez facilement sur le Web pour beaucoup de gens. Une personne peut pratiquement tout savoir d’une autre personne en visitant tous ses comptes sur les médias sociaux. Pour Jeff Jarvis, l’anonymat consiste en une très bonne tactique pour éviter de se surexposer sur le Web, mais peut faire place au phénomène du troll.

Pour ce qui est de ma part, travaillant dans le domaine du web, je me dois d’être présente sur toutes les plateformes possibles afin d’en comprendre parfaitement le fonctionnement. Et ayant une formation en relations publiques, j’ai choisi la transparence. On ne trouvera par contre pas mon adresse ni mon numéro de téléphone, mais on peut pratiquement tout savoir de moi grâce au web. C’est la stratégie que j’ai décidé d’adopter selon ma situation. Et vous, quelle stratégie adoptez-vous?