vendredi 14 décembre 2012

L'Edgerank et l'optimisation des réseaux sociaux


Ce n’est maintenant plus un secret, Facebook a changé ses algorithmes de sorte que les publications provenant des pages de fans ne rejoignent qu’environ 15 % de la totalité des personnes qui aiment la page, et là je suis généreuse. En gros, si vous aimez une page, la plupart de ses publications n’apparaîtront pas dans votre fil d’actualité.

Je ne m’attarderai pas sur les raisons de ce changement, mais en bref, il est évident que ce sont pour des raisons de rendement financier. Une entreprise peut décider d’augmenter le pourcentage de gens atteints par une certaine publication en payant. Il y a fort à parier que Facebook, étant maintenant coté à la bourse, cherche à augmenter ses profits.

Et bien, avec cette information en main, que nous reste-t-il comme alternative si on ne veut pas payer? Il y a tout de même quelques petits trucs à savoir. Chaque fan page, ou page professionnelle, possède une section statistiques, où il est possible de voir les données sur la portée, la popularité, la viralité, etc. de chaque publication. C’est ce qu’on appelle l’Edgerank. En avril, le site Yourastar publiait un article qui explique comment améliorer son Edgerank.

Pour résumer, afin d’obtenir un plus grand nombre de fans qui voient chaque publication, il faut qu’il y ait davantage de gens qui interagissent sur la page, notamment grâce aux statuts. Drôle de paradoxe. En effet, comment avoir plus d’interaction sur les publications s’il y a toujours un très petit nombre de gens qui les voient?

Sur ce point, tout le monde est d’accord, ce qui fonctionne le plus, ce sont les photos et les vidéos. Les gens ont tendance à commenter une publication si elle est accompagnée d’une image ou d’une vidéo. Par expérience et après avoir analysé en profondeur les statistiques, j’ai remarqué que les fans aimaient particulièrement lorsqu’une entreprise publie autre chose que des liens vers leur site ou des trucs de promotion. Il ne faut pas miser que sur l’autopromo pour plogger notre entreprise. Alors comme je disais, par expérience, les publications qui m’ont valu des commentaires et de l’interaction, ce sont surtout celles ne concernant pas l’entreprise! J’ai fait pour vous un top 3 avec la portée que chacune m’a value, en pourcentage. Pour vous mettre en contexte, la fan page en question est celle d’une chaîne télévisée portant sur la cuisine, et la plupart des publications sont des recettes qui mènent au site web ou des images et vidéos visant à promouvoir la programmation de la chaîne. Vous allez voir que le top 3 est assez surprenant.

En 1ere place : la publication qui nous a valu une portée de 48 %. Un lien qui mène vers une étude sur un site autre que celui de l'entreprise.

En 2e place : une publication qui nous a valu une portée de 30 %. Un autre lien qui mène vers un autre site que celui de l'entreprise.

Et en 3e position : une publication qui nous a valu une portée de 28 %. Un album photos visant à promouvoir les recettes sur le site de l'entreprise. Cette fois-ci, les liens menaient au site de l'entreprise.


En conclusion, les statistiques démontrent clairement que les fans de votre page veulent recevoir de l'information intéressante qui ne mise pas que sur la publicité de votre entreprise. Ce genre de publications qui, comme vous pouvez le voir dans les deux premières images, engendrent beaucoup de partages, n'augmenteront pas l'achalandage sur votre site, mais bien votre Edgerank, de sorte que lorsque vous publierez un lien menant à votre site par la suite, il sera vu par un plus grand nombre de personnes. C'est pourquoi il est si important de ne pas faire que de l'autopromo sur Facebook.

lundi 3 décembre 2012

Chère Carla Bruni...


Qu’arrive-t-il lorsqu’on commence un billet de blogue concernant un événement de l’actualité, qu’on le laisse de côté par manque de temps et qu’au moment de reprendre l’écriture, on fait des recherches question de se remettre dedans? Et bien on trouve un article qui résume bien notre pensée, écrit le jour même un peu plus tôt et de surcroît, qui a le même titre que celui qu’on voulait donner à notre billet… Merci procrastination!

Ce fait d’actualité, ce sont tous les tweet portant le mot-clé #ChèreCarlaBruni, créé par Osez le féminisme pour répondre à Carla Bruni concernant son commentaire sur l’obsolescence du féminisme aujourd’hui. Au début, il y avait surtout des tweet qui lui rappelaient pourquoi est-ce toujours aussi d’actualité, du genre : « Chère Carla Bruni, tant qu’on dira d’un mec qu’il baise et d’une nana qu’elle se fait baiser on aura besoin de féminisme ».

Aujourd’hui, on trouve toute sorte de choses quand on fait une recherche à propos de ce mot-clé. Ce qui est intéressant d’observer, c’est que sur la twittosphère, comme la discussion est en temps réel et peut inclure beaucoup de monde, la réflexion s’effectue très rapidement. Ainsi, en deux jours, on passait de « Espèce de Carla Bruni » à « Merci Carla Bruni de faire avancer la cause du féminisme ». Et croyez-le ou non, la deuxième phrase n’est pas sarcastique. D’ailleurs, c’est le titre que je voulais donner à mon billet, et avec lequel Rima Elkouri m’a devancée.

Certaines personnes la remercient donc maintenant d’avoir remis en question la nécessité du féminisme pour avoir fait naître un débat pour finalement se rendre compte que oui, le féminisme c’est important et plus que jamais. Donc merci à Carla Bruni et à sa bêtise pour nous l’avoir rappelé!

Comme le résume si bien Mme Elkouri, le féminisme d’aujourd’hui interpelle une troisième génération de féminisme, la première ayant fait enlever la discrimination dans les lois et la deuxième ayant permis de faire avancer certains droits des femmes. La troisième génération, on l’espère, luttera contre les stéréotypes persistants pour qu’enfin, l’égalité soit totale. On espère ne pas avoir besoin d’une quatrième génération, mais tant que certaines inégalités persisteront, tant que ces inégalités ne seront pas qu’un lointain souvenir, ce sera bien de se rappeler pourquoi c’est si important de continuer à se battre. Car chère Carla Bruni, c’est bien vrai que le temps où les femmes brulaient leurs brassières est résolu; aujourd’hui il nous faut même lutter contre les femmes qui ont les stéréotypes encrés en elles.

Pour terminer, je dois avouer que je n’ai pas écrit ce billet que pour observer le phénomène de l’évolution extra-rapide de la réflexion grâce à la discussion sociale en temps réel; mon billet porte une mention personnelle. Chère Carla Bruni,  tant que l’inégalité salariale persistera entre un homme et une femme pour un même travail, et tant qu’on dira que les femmes n’ont pas leur place dans la haute direction des entreprises car elles ne savent pas gérer leurs émotions juste parce qu’elles osent dire ce qu’elles pensent avec conviction, on aura besoin de féminisme.