dimanche 25 novembre 2012

L'ère de la probité


Moi qui voulais faire un billet sur les Twitter Bomb…  Au début novembre, avec les élections présidentielles, j'ai entendu beaucoup parler de ces bombes, armes dangereuses qui, selon certains, devaient être véritablement prises en considération et allaient être de plus en plus utilisées dans d'autres contextes que des élections, par exemple pour nuire à la réputation d'une personne ou d'une entreprise.  Ces Twitter Bomb sont des envois massifs sous de faux comptes afin de créer des #mots-clés à propos d’un certain sujet et de manipuler l’opinion populaire. À mon avis, les Twitter Bomb ne sont pas l'arme la plus menaçante quand on a des intentions malveillantes, une simple vedette qui émet son opinion ou juste le média social en soi sont tous deux des armes redoutables.
 
Les réseaux sociaux ont permis jusqu’à ce jour de protester contre des décisions, d’organiser des manifestions et de dénoncer des actes inacceptables (comme la corruption dans les systèmes politiques, notamment à Montréal). Plus concrètement, ils permettent aux citoyens de devenir non seulement des journalistes, relatant les faits qu’ils ont eux-mêmes vécus, mais permettent également de dénoncer des actes d’abus de pouvoir et de brutalité policière, comme on l’a vu avec le cas de Matricule 728, dont les actes ont été filmés, la vidéo partagée sur les médias sociaux et la policière, réprimandée.
Imaginons  maintenant qu’une personne malveillante voudrait influencer l’opinion publique en défaveur d’un candidat à la présidentielle en lançant des Twitter Bomb en vue de nuire à sa réputation, alors que ce candidat aurait une très bonne réputation et n’aurait rien à se reprocher. Est-ce que le fait que les Twitter Bomb introduisent un sujet d’actualité populaire en défaveur d’une personne qui n’a rien à se reprocher puisse nuire à sa réputation? C’est possible, mais ça ne tiendrait pas longtemps la route. Imaginons maintenant qu’aucune Twitter Bomb ne soient lancée en défaveur d’un candidat à la présidentielle qui baignerait jusqu’au cou dans la corruption et qui aurait beaucoup de trucs à se reprocher. Qui des deux risquent le plus à notre ère des médias sociaux? Celui qui se fait bombarder ou celui qui risque gros si on découvre la vérité à son sujet? Toute vérité finit par se savoir…
En gros, ce qu’on doit en retenir c’est que oui, on peut craindre que quelqu'un de malveillant utilise une arme comme les Twitter Bomb pour manipuler l’opinion publique afin de nuire à la réputation de notre entreprise, mais si notre entreprise a quelque chose à se reprocher, elle devra beaucoup plus craindre de se le faire reprocher publiquement par une masse de gens adeptes de médias sociaux ou par des leaders d’opinion que par des Twitter Bomb. Pour avoir et maintenir une bonne réputation, ça commence par n’avoir rien à se reprocher! Faire preuve d’honnêteté, de bon jugement, de sagesse, d'intégrité, de loyauté, de moralité et d’honorabilité, voilà des armes bien plus puissantes…

 

dimanche 11 novembre 2012

Numérisation de la société et cyberdépendance

J'ai déjà signifié à quel point la cyberdépendance était devenue préoccupante, mais en écoutant les reportages des reporters de La course Évasion autour du monde, diffusés sur Évasion, je suis tombée sur une merveille, un réel bijou du reportage...


TOPO - MASTER EP06 - Corée - Mathieu et Joffrey from Miguel Raymond on Vimeo.

Comme le démontre la vidéo, il est déjà possible d'établir une corrélation entre le niveau de disponibilité de réseau et la cyberdépendance. Dans ce cas-ci, certains cas de cyberdépendance prennent même des allures de drame. Que l'on pense au cas des parents qui nourrissaient un enfant virtuel au lieu du leur, ou à celui d'un homme qui est mort d'épuisement après avoir joué à un jeu en ligne pendant 49 h, ou même à celui, plus abberant, de l'homme qui a été poignardé à mort pour avoir vendu l'épée virtuelle de son ami, on voit que les drames se multiplient. Bien sûr, ces exemples restent des cas isolés, mais ils n'en demeurrent pas moins troublants.
On parle de plus en plus de la numérisation de notre société comme d'un projet d'avenir ambitieux et avantageux. Comme j'en ai parlé dans mon billet sur Ma fascination pour Google, nombreux seraient les avantages d'un tel changement, notamment pour l'environnement, quoi qu'il faille tout de même considérer les bilans de carbone et la précarité de la sécurité de préservation des données. Très bientôt, les écoles seront munies de classes entièrement numérisées, où chaque élève aura son propre ordinateur pour effectuer ses travaux, réduisant ainsi grandement l'utilisation de papier. On apprendra donc aux jeunes dès un très jeune âge à dépendre d'un ordinateur et on les incitera à passer beaucoup de temps en ligne, même s'ils auront été initiés à cette pratique par leurs parents dès leur naissance. Déjà pour la toute dernière génération, naviguer sur internet n'est plus une aptitude aquise, mais bien innée.
Je ne suis pas contre la numérisation de la société, et je ne veux surtout pas rallier les gens à être contre. À l'ère où l'on se demande comment faire pour préserver l'environnement et stopper la dégradation de nos écosystèmes, il est tout à fait normal d'envisager la numérisation de la société comme solution. Mais en voyant l'incidence qu'internet a sur nos modes de vie, en voyant à quel point cet impact peut devenir néfaste et incontrôlable, il serait judicieux de se préparer adéquatement en informant bien la population et en lui offrant l'aide et le soutien nécessaires pour ne pas sombrer dans les effets néfastes de ce mode de vie. C'est une question à laquelle la société devra faire face bien rapidement.

dimanche 4 novembre 2012

Le ROI des médias sociaux

La semaine dernière, dans le cadre du cours Internet et relations publiques à l'université, j'ai été inspirée pour écrire ce billet sur le ROI. Dans n’importe quelle entreprise, la question du retour sur l’investissement (ROI) est des plus importantes. Ce qui est tout à fait normal, puisque le but premier d’une entreprise est de survivre et de perdurer en tant qu’entreprise. Aucun dirigeant n’aime devoir couper des postes, ni voir son budget dépasser ou ses profits, baisser. Souvent, chaque département rencontre ses propres exigences en matière de ROI, et certains départements s’en sortent beaucoup mieux que d’autres. Par exemple, le département des ventes, grand gagnant du retour sur l’investissement, est souvent vu comme le département le plus rentable, puisque les actions commises sont facilement mesurables et le profit, quantifiable. Il est facile d’évaluer les gains vs les dépenses et d’établir le ROI de chaque geste posé. Les relations publiques sont probablement les grands perdants à ce concours de ROI, même si aux États-Unis, certaines universités possèdent une faculté entièrement dédiée aux relations publiques au même titre que la médecine. En effet, puisque le but premier des relations publiques est d’établir des liens de confiance entre les différents publics d’une entreprise, comment serait-il possible d’établir la valeur d’une relation? Qu’est-ce que nos amis du Sud ont compris que nous, on tarde à comprendre?

La question se pose aussi à propos des médias sociaux, puisque comme je l’ai mentionné dans mon billet sur la Gestion des communautés au sein d'une entreprise, ceux-ci font partie intégrante des relations publiques. À l’ère des médias sociaux vient le phénomène de l’instantanéité; les gens posent leurs questions ouvertement et critiquent aussi ouvertement, et s’attendent à une réponse dans les minutes qui suivent. Toute entreprise qui ne sait pas s’adapter adéquatement à ce nouveau défi verra sa réputation en prendre en coup et partagée à la vitesse de l’éclair sur les médias sociaux. Comme on dit, on s’adapte ou on crève. Or, les médias sociaux, tout comme les relations publiques, requièrent des investissements en temps, en argent et en capital humain. Et s’attendre à un retour sur l’investissement serait impensable. Doit-on pour autant les voir comme des dépenses obligatoires et dont on voudrait bien se passer? Pourquoi ne pas les voir plutôt comme un outil puissant? Il ne faut pas se leurrer, les médias sociaux et les relations publiques ne génèreront pas de profit directement, ils contribueront plutôt à :
-          Créer de bonnes relations avec les clientèles
-          Gérer la réputation de l’entreprise
-          Établir des liens de confiance
-          Établir des liens de transparence (Patrice Leroux/Slide Share/Gestionnaire de communauté et stratégie)
Et je me permets d’en ajouter un : renforcer la culture organisationnelle. Car comme j’en ai moi-même fait l’expérience, les médias sociaux peuvent permettre aux employés de communiquer et de développer des liens d’amitié en lien avec les événements qui se passent au bureau! Le classique et vieil intranet n’arrive pas à la cheville de Facebook! Ben voilà ce que les Américains ont compris et pas nous…