lundi 1 octobre 2012

Ma fascination pour Google

Après avoir lu Google et le nouveau monde, de Bruno Racine, je me suis mise à être littéralement fascinée par le phénomène Google qui, à prime abord, ne représentait à mes yeux qu’un moteur de recherche, un site quelconque qu’on utilisait pour éviter de perdre du temps à rechercher l’URL exacte du site que l’on veut visiter. Aujourd’hui, je parle bien du phénomène Google parce que c’en est un. On dit que les médias seraient le quatrième pouvoir. Moi je dis que c’est Google. Mais en quoi cette entreprise peut-elle avoir un si grand pouvoir? Qui sont les gens derrière cette entreprise?
 
Comme nous l’a démontré Eli Pariser avec sa théorie des Filter Bubble, non seulement Google agit-il à titre de Gate Keeper (un terme que j’ai entendu pour la première fois en journalisme et qui, je croyais jusqu’à tout récemment, ne s’appliquait qu’au contrôle d’information que nous font subir les médias), mais il serait capable de rassembler et d’analyser toute information sur le web concernant une personne choisie.



Ainsi, la publicité que l’on reçoit de toute part sur chacun des sites que nous visitons pourrait carrément être ciblée pour nous, en fonction de qui nous sommes, notre âge, notre sexe, nos intérêts, notre travail, nos historiques de navigation, etc.
 
Mais ce n’est pas tout. Comme l’explique Bruno Racine, le projet Google, qui consiste à numériser des dizaines de millions de livres, pourrait avoir des conséquences graves sur l’histoire et sur le monde tel que nous le concevons maintenant. À très grande échelle et à long terme, il suffirait que Google décide de bouder une langue pour que celle-ci tende à disparaitre. En effet, si on se dirige vers une société entièrement numérisée et qu’une société avec un certain dialecte traîne de la patte à ce niveau, si ce dialecte n’est pas assez représenté sur la toile, risque-t-il l’extinction? Bien sûr que oui! C’est la théorie de l’évolution! Ceux qui ne peuvent pas s’adapter disparaissent, c’est comme ça. Évidemment, le numérique représente plusieurs avantages, comme la préservation de l’environnement en réduisant la consommation de papier (par contre, il ne faut pas négliger le bilan de carbone des systèmes de stockage des données électroniques), ainsi que l’économie d’espace sans précédent qu’il permet. En effet, des milliards de données peuvent tenir dans des machines qui n’occupent pas plus d’une centaine de mètres carrés. Seul petit hic : les supports qui contiennent les précieuses informations sont extrêmement fragiles et vulnérables. Il suffit d’un choc ou d’une rayure pour rendre un cd illisible. Donc dans ce cas, la sécurité de la préservation des données semble inquiétante. Mais ce qui est le plus inquiétant dans toute cette histoire, c’est que Google n’a pas de concurrent à sa hauteur. Avec un chiffre d’affaires passé en une décennie de 4 millions à 22 milliards de dollars et une valeur boursière de plusieurs centaines de milliards de dollars, l’entreprise possède l’hégémonie. Et si elle n’a pas envie de s’arrêter, personne ne pourra l’en empêcher…

1 commentaire:

  1. Bonjour/Bonsoir Véronique,

    Excellent départ pour ce blogue qui promet ! Des billets percutants et une belle plume ! Que demander de plus ? Une continuation dans la même veine!

    Bon succès.

    Patrice Leroux

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