samedi 27 octobre 2012

Les médias sociaux dans la visibilité de la marque


En 2012, est-il primordial pour une entreprise d'inclure des stratégies avec les médias sociaux dans ses plans marketing et communicationnels? Encore faut-il savoir ce que cela inclut et être prêt à s'y investir totalement. Mais je dirais que cela dépend tout de même de la clientèle à laquelle l'entreprise veut s'adresser. Disons que la plupart des entreprises ont intérêt à les utiliser et ce, adéquatement et en totale connaissance de cause.

Au Canada, 94 % de la population possède un compte sur un média social (Mike Shaw/Comscore-Février 2012). Les médias sociaux prennent de plus en plus d’envergure dans le monde des affaires; plus on comprend leur fonctionnement, plus on découvre tout le potentiel qu’ils renferment. Travaillant dans le domaine de la télévision, les médias sociaux représentent pour moi un outil indispensable. Ils permettent de mater la menace de la Web télé grâce au phénomène de la télévision sociale, de plus en plus répandu dans les foyers. Dû à la croissance de la vente de Ipad, qui a été estimée à 40 millions d’exemplaires en 2012, de plus en plus de gens écoutent la télévision en étant connectés aux médias sociaux. Ce phénomène représente un grand avantage pour le monde de la télévision puisqu’il assure non seulement une grande visibilité pour l’émission commentée, mais aussi une certaine fidélisation du téléspectateur, qui interagit dans l’émission, à sa façon.

Les médias sociaux ne sont pas profitables qu’au domaine de la télévision. Ils permettent également d’augmenter la portée et la fréquence de l’exposition aux nouvelles concernant l’entreprise. Les utiliser pour augmenter la visibilité de la marque est judicieux, surtout lorsque l’on sait s’y prendre. En 2012, un internaute sur deux suit au moins une entreprise ou une organisation sur un réseau social, un taux deux fois supérieur à 2011 (Netendances 2012/CEFRIO/ Léger Marketing). Le grand gagnant des médias sociaux pour une entreprise? Pinterest! Où un membre suit en moyenne 9,3 détaillants! Vient ensuite Twitter, avec  8,5 détaillants en moyenne, puis Facebook, avec 6,9 détaillants en moyenne (Patrice Leroux/Réseaux sociaux/SlideShare).

La raison principale qui explique l’abonnement des membres des réseaux sociaux aux entreprises est qu’ils désirent se divertir. Vient ensuite la raison de l’intérêt aux publications, puis le désir de se tenir au courant des nouvelles et des nouveautés. Vite vite comme ça, ce qu’il faut tirer comme conclusions de ces informations est que, tout d’abord, pour le Web et notamment pour Pinterest, il est primordial de publier de belles images qui capteront l’attention et inciteront au « partage ». Ensuite, qu’il faut savoir divertir ses membres par des stratégies réfléchies et finalement et bien entendu, qu'il faut les tenir informés. Des stratégies qui réclameront donc un minimum de temps et d’effort mais qui, en bout de ligne, en vaudront certainement la chandelle…

dimanche 14 octobre 2012

L'épicentre de ma petite personne


Le 10 octobre 2012, à 00 h 19 HAE, la région de Longueuil était au centre d’un événement sismique d’une magnitude de 4,5 – un tremblement de terre. J’imagine que vous mourez tous envie de savoir si j’ai ressenti le dit tremblement de terre, et si j’ai eu peur comme tout le monde. Et bien non, je dormais profondément. Je l’ai appris aux nouvelles le matin même en me réveillant.

Ce matin-là, comme j’ouvrais mon Facebook, je me rendais compte que mon flux était rempli de statuts de mes « amis » qui relataient leur expérience personnelle face au tremblement de terre. Car, bien sûr, comment ils ont vécu le tremblement de terre, leurs états d’âme et ce à quoi ils ont pensé à ce moment précis, non seulement c’est d’intérêt public, mais ça nous intéresse. Et ça m’a fait penser à une phrase de Mark Zuckerberg relatée par Eli Pariser dans une vidéo de mon billet sur Google :

« A squirrel dying in front of your house may be more relevant to your interests right now than people dying in Africa. »

Et c’est exactement ça! Ce genre de phénomène social  démontre bien notre obsession des médias sociaux. C’est tout de même incroyable que la première chose que la plupart de mes amis Facebook ont pensé après le tremblement de terre, c’était qu’il fallait absolument parler de comment ils avaient vécu ça sur les médias sociaux. Et je me suis dis aussi qu’une chance que ce n’était pas un tremblement de terre d’une magnitude de 8, une chance que ce n’est pas Haïti, car si j’avais été prise en dessous de mon réfrigérateur, probablement que personne ne serait venu me sauver avant d’avoir mis à jour leur statut. Et j’aurais eu le temps de mourir quatre fois.
Je suis ébahie de constater que de partager son expérience personnelle sur les médias sociaux prend précédence sur le fait de vivre l’événement au moment présent. Ça en dit long sur notre société…

lundi 8 octobre 2012

Le marketing 2.0

Hier, je suis tombée sur un article qui m'a fait plutôt rire... L'auteur décrit dans ses propres mots et en plusieurs déclinaisons comment internet a réussi à changer notre façon de penser. Et c'est vrai sur plusieurs aspects! J'y ai découvert, d'une façon exagérée bien entendu, à quel point internet pourrait avoir un impact sur nos vies et vers quelle voie nous nous dirigeons.

Vous savez les cartes de visites qu’on nous donne après avoir acheté les services d’une entreprise, celles qui servent à connaître notre appréciation du dit service? C’est à se demander si, dans les prochaines années, elles ne changeront pas du tout au tout pour s’adapter à la réalité d’aujourd’hui. Ainsi, non seulement seront-elles accessibles via l’iPod, l’iPhone ou toute autre tablette ou téléphone intelligent, mais pour une question du type : Comment avez-vous entendu parler de nous? On retrouvera comme choix de réponses :
 
a) Spécial maires sur Foursquare
 
b) Un ami a fait un check via Gowalla et l’a partagé sur son statut Facebook
 
c) Vous marchiez dans la rue avec votre iPhone pendant que vous investiguiez la réalité augmentée au monocle de Yelp ou avec Scope de Urbanspoon
 
d) Après lui avoir posé la question, Siri vous a proposé cet endroit
 
e) Vous avez vu un pin à propos de nous sur Pinterest
 
f) Vous avez vu des photos de notre entreprise via Instagram
 
g) Grace à un #FF sur Twitter
 
Bon, c'est tout de même exagéré, certes, mais je m'imagine très bien dans cette réalite. On voit souvent, parmi les choix de réponses à ce type de question, le bouche à oreille. Ce qui m'amène à me demander si ce serait vraiment pertinent d'intégrer ce choix de réponse à notre ère du 2.0. Je ne suis pas en train d'insinuer que la communication tend à disparaître, bien au contraire. Mais le bouche à oreille, et j'entends par là deux personnes qui se parlent en vrai, une en face de l'autre, a probablement beaucoup moins d'impact qu'une personne qui décide de faire une suggestion à son entourage élargi sur Facebook. Les gens oeuvrant dans le marketing devront, et doivent déjà, repenser intégralement leur façon d'aborder la clientèle et d'étudier le comportement des consommateurs. Et le marketing 2.0 n'est qu'un aspect touché par l'influence d'internet sur nos vies. Mais à quel point internet influence-t-il nos vies?



lundi 1 octobre 2012

Ma fascination pour Google

Après avoir lu Google et le nouveau monde, de Bruno Racine, je me suis mise à être littéralement fascinée par le phénomène Google qui, à prime abord, ne représentait à mes yeux qu’un moteur de recherche, un site quelconque qu’on utilisait pour éviter de perdre du temps à rechercher l’URL exacte du site que l’on veut visiter. Aujourd’hui, je parle bien du phénomène Google parce que c’en est un. On dit que les médias seraient le quatrième pouvoir. Moi je dis que c’est Google. Mais en quoi cette entreprise peut-elle avoir un si grand pouvoir? Qui sont les gens derrière cette entreprise?
 
Comme nous l’a démontré Eli Pariser avec sa théorie des Filter Bubble, non seulement Google agit-il à titre de Gate Keeper (un terme que j’ai entendu pour la première fois en journalisme et qui, je croyais jusqu’à tout récemment, ne s’appliquait qu’au contrôle d’information que nous font subir les médias), mais il serait capable de rassembler et d’analyser toute information sur le web concernant une personne choisie.



Ainsi, la publicité que l’on reçoit de toute part sur chacun des sites que nous visitons pourrait carrément être ciblée pour nous, en fonction de qui nous sommes, notre âge, notre sexe, nos intérêts, notre travail, nos historiques de navigation, etc.
 
Mais ce n’est pas tout. Comme l’explique Bruno Racine, le projet Google, qui consiste à numériser des dizaines de millions de livres, pourrait avoir des conséquences graves sur l’histoire et sur le monde tel que nous le concevons maintenant. À très grande échelle et à long terme, il suffirait que Google décide de bouder une langue pour que celle-ci tende à disparaitre. En effet, si on se dirige vers une société entièrement numérisée et qu’une société avec un certain dialecte traîne de la patte à ce niveau, si ce dialecte n’est pas assez représenté sur la toile, risque-t-il l’extinction? Bien sûr que oui! C’est la théorie de l’évolution! Ceux qui ne peuvent pas s’adapter disparaissent, c’est comme ça. Évidemment, le numérique représente plusieurs avantages, comme la préservation de l’environnement en réduisant la consommation de papier (par contre, il ne faut pas négliger le bilan de carbone des systèmes de stockage des données électroniques), ainsi que l’économie d’espace sans précédent qu’il permet. En effet, des milliards de données peuvent tenir dans des machines qui n’occupent pas plus d’une centaine de mètres carrés. Seul petit hic : les supports qui contiennent les précieuses informations sont extrêmement fragiles et vulnérables. Il suffit d’un choc ou d’une rayure pour rendre un cd illisible. Donc dans ce cas, la sécurité de la préservation des données semble inquiétante. Mais ce qui est le plus inquiétant dans toute cette histoire, c’est que Google n’a pas de concurrent à sa hauteur. Avec un chiffre d’affaires passé en une décennie de 4 millions à 22 milliards de dollars et une valeur boursière de plusieurs centaines de milliards de dollars, l’entreprise possède l’hégémonie. Et si elle n’a pas envie de s’arrêter, personne ne pourra l’en empêcher…