vendredi 14 décembre 2012

L'Edgerank et l'optimisation des réseaux sociaux


Ce n’est maintenant plus un secret, Facebook a changé ses algorithmes de sorte que les publications provenant des pages de fans ne rejoignent qu’environ 15 % de la totalité des personnes qui aiment la page, et là je suis généreuse. En gros, si vous aimez une page, la plupart de ses publications n’apparaîtront pas dans votre fil d’actualité.

Je ne m’attarderai pas sur les raisons de ce changement, mais en bref, il est évident que ce sont pour des raisons de rendement financier. Une entreprise peut décider d’augmenter le pourcentage de gens atteints par une certaine publication en payant. Il y a fort à parier que Facebook, étant maintenant coté à la bourse, cherche à augmenter ses profits.

Et bien, avec cette information en main, que nous reste-t-il comme alternative si on ne veut pas payer? Il y a tout de même quelques petits trucs à savoir. Chaque fan page, ou page professionnelle, possède une section statistiques, où il est possible de voir les données sur la portée, la popularité, la viralité, etc. de chaque publication. C’est ce qu’on appelle l’Edgerank. En avril, le site Yourastar publiait un article qui explique comment améliorer son Edgerank.

Pour résumer, afin d’obtenir un plus grand nombre de fans qui voient chaque publication, il faut qu’il y ait davantage de gens qui interagissent sur la page, notamment grâce aux statuts. Drôle de paradoxe. En effet, comment avoir plus d’interaction sur les publications s’il y a toujours un très petit nombre de gens qui les voient?

Sur ce point, tout le monde est d’accord, ce qui fonctionne le plus, ce sont les photos et les vidéos. Les gens ont tendance à commenter une publication si elle est accompagnée d’une image ou d’une vidéo. Par expérience et après avoir analysé en profondeur les statistiques, j’ai remarqué que les fans aimaient particulièrement lorsqu’une entreprise publie autre chose que des liens vers leur site ou des trucs de promotion. Il ne faut pas miser que sur l’autopromo pour plogger notre entreprise. Alors comme je disais, par expérience, les publications qui m’ont valu des commentaires et de l’interaction, ce sont surtout celles ne concernant pas l’entreprise! J’ai fait pour vous un top 3 avec la portée que chacune m’a value, en pourcentage. Pour vous mettre en contexte, la fan page en question est celle d’une chaîne télévisée portant sur la cuisine, et la plupart des publications sont des recettes qui mènent au site web ou des images et vidéos visant à promouvoir la programmation de la chaîne. Vous allez voir que le top 3 est assez surprenant.

En 1ere place : la publication qui nous a valu une portée de 48 %. Un lien qui mène vers une étude sur un site autre que celui de l'entreprise.

En 2e place : une publication qui nous a valu une portée de 30 %. Un autre lien qui mène vers un autre site que celui de l'entreprise.

Et en 3e position : une publication qui nous a valu une portée de 28 %. Un album photos visant à promouvoir les recettes sur le site de l'entreprise. Cette fois-ci, les liens menaient au site de l'entreprise.


En conclusion, les statistiques démontrent clairement que les fans de votre page veulent recevoir de l'information intéressante qui ne mise pas que sur la publicité de votre entreprise. Ce genre de publications qui, comme vous pouvez le voir dans les deux premières images, engendrent beaucoup de partages, n'augmenteront pas l'achalandage sur votre site, mais bien votre Edgerank, de sorte que lorsque vous publierez un lien menant à votre site par la suite, il sera vu par un plus grand nombre de personnes. C'est pourquoi il est si important de ne pas faire que de l'autopromo sur Facebook.

lundi 3 décembre 2012

Chère Carla Bruni...


Qu’arrive-t-il lorsqu’on commence un billet de blogue concernant un événement de l’actualité, qu’on le laisse de côté par manque de temps et qu’au moment de reprendre l’écriture, on fait des recherches question de se remettre dedans? Et bien on trouve un article qui résume bien notre pensée, écrit le jour même un peu plus tôt et de surcroît, qui a le même titre que celui qu’on voulait donner à notre billet… Merci procrastination!

Ce fait d’actualité, ce sont tous les tweet portant le mot-clé #ChèreCarlaBruni, créé par Osez le féminisme pour répondre à Carla Bruni concernant son commentaire sur l’obsolescence du féminisme aujourd’hui. Au début, il y avait surtout des tweet qui lui rappelaient pourquoi est-ce toujours aussi d’actualité, du genre : « Chère Carla Bruni, tant qu’on dira d’un mec qu’il baise et d’une nana qu’elle se fait baiser on aura besoin de féminisme ».

Aujourd’hui, on trouve toute sorte de choses quand on fait une recherche à propos de ce mot-clé. Ce qui est intéressant d’observer, c’est que sur la twittosphère, comme la discussion est en temps réel et peut inclure beaucoup de monde, la réflexion s’effectue très rapidement. Ainsi, en deux jours, on passait de « Espèce de Carla Bruni » à « Merci Carla Bruni de faire avancer la cause du féminisme ». Et croyez-le ou non, la deuxième phrase n’est pas sarcastique. D’ailleurs, c’est le titre que je voulais donner à mon billet, et avec lequel Rima Elkouri m’a devancée.

Certaines personnes la remercient donc maintenant d’avoir remis en question la nécessité du féminisme pour avoir fait naître un débat pour finalement se rendre compte que oui, le féminisme c’est important et plus que jamais. Donc merci à Carla Bruni et à sa bêtise pour nous l’avoir rappelé!

Comme le résume si bien Mme Elkouri, le féminisme d’aujourd’hui interpelle une troisième génération de féminisme, la première ayant fait enlever la discrimination dans les lois et la deuxième ayant permis de faire avancer certains droits des femmes. La troisième génération, on l’espère, luttera contre les stéréotypes persistants pour qu’enfin, l’égalité soit totale. On espère ne pas avoir besoin d’une quatrième génération, mais tant que certaines inégalités persisteront, tant que ces inégalités ne seront pas qu’un lointain souvenir, ce sera bien de se rappeler pourquoi c’est si important de continuer à se battre. Car chère Carla Bruni, c’est bien vrai que le temps où les femmes brulaient leurs brassières est résolu; aujourd’hui il nous faut même lutter contre les femmes qui ont les stéréotypes encrés en elles.

Pour terminer, je dois avouer que je n’ai pas écrit ce billet que pour observer le phénomène de l’évolution extra-rapide de la réflexion grâce à la discussion sociale en temps réel; mon billet porte une mention personnelle. Chère Carla Bruni,  tant que l’inégalité salariale persistera entre un homme et une femme pour un même travail, et tant qu’on dira que les femmes n’ont pas leur place dans la haute direction des entreprises car elles ne savent pas gérer leurs émotions juste parce qu’elles osent dire ce qu’elles pensent avec conviction, on aura besoin de féminisme.

dimanche 25 novembre 2012

L'ère de la probité


Moi qui voulais faire un billet sur les Twitter Bomb…  Au début novembre, avec les élections présidentielles, j'ai entendu beaucoup parler de ces bombes, armes dangereuses qui, selon certains, devaient être véritablement prises en considération et allaient être de plus en plus utilisées dans d'autres contextes que des élections, par exemple pour nuire à la réputation d'une personne ou d'une entreprise.  Ces Twitter Bomb sont des envois massifs sous de faux comptes afin de créer des #mots-clés à propos d’un certain sujet et de manipuler l’opinion populaire. À mon avis, les Twitter Bomb ne sont pas l'arme la plus menaçante quand on a des intentions malveillantes, une simple vedette qui émet son opinion ou juste le média social en soi sont tous deux des armes redoutables.
 
Les réseaux sociaux ont permis jusqu’à ce jour de protester contre des décisions, d’organiser des manifestions et de dénoncer des actes inacceptables (comme la corruption dans les systèmes politiques, notamment à Montréal). Plus concrètement, ils permettent aux citoyens de devenir non seulement des journalistes, relatant les faits qu’ils ont eux-mêmes vécus, mais permettent également de dénoncer des actes d’abus de pouvoir et de brutalité policière, comme on l’a vu avec le cas de Matricule 728, dont les actes ont été filmés, la vidéo partagée sur les médias sociaux et la policière, réprimandée.
Imaginons  maintenant qu’une personne malveillante voudrait influencer l’opinion publique en défaveur d’un candidat à la présidentielle en lançant des Twitter Bomb en vue de nuire à sa réputation, alors que ce candidat aurait une très bonne réputation et n’aurait rien à se reprocher. Est-ce que le fait que les Twitter Bomb introduisent un sujet d’actualité populaire en défaveur d’une personne qui n’a rien à se reprocher puisse nuire à sa réputation? C’est possible, mais ça ne tiendrait pas longtemps la route. Imaginons maintenant qu’aucune Twitter Bomb ne soient lancée en défaveur d’un candidat à la présidentielle qui baignerait jusqu’au cou dans la corruption et qui aurait beaucoup de trucs à se reprocher. Qui des deux risquent le plus à notre ère des médias sociaux? Celui qui se fait bombarder ou celui qui risque gros si on découvre la vérité à son sujet? Toute vérité finit par se savoir…
En gros, ce qu’on doit en retenir c’est que oui, on peut craindre que quelqu'un de malveillant utilise une arme comme les Twitter Bomb pour manipuler l’opinion publique afin de nuire à la réputation de notre entreprise, mais si notre entreprise a quelque chose à se reprocher, elle devra beaucoup plus craindre de se le faire reprocher publiquement par une masse de gens adeptes de médias sociaux ou par des leaders d’opinion que par des Twitter Bomb. Pour avoir et maintenir une bonne réputation, ça commence par n’avoir rien à se reprocher! Faire preuve d’honnêteté, de bon jugement, de sagesse, d'intégrité, de loyauté, de moralité et d’honorabilité, voilà des armes bien plus puissantes…

 

dimanche 11 novembre 2012

Numérisation de la société et cyberdépendance

J'ai déjà signifié à quel point la cyberdépendance était devenue préoccupante, mais en écoutant les reportages des reporters de La course Évasion autour du monde, diffusés sur Évasion, je suis tombée sur une merveille, un réel bijou du reportage...


TOPO - MASTER EP06 - Corée - Mathieu et Joffrey from Miguel Raymond on Vimeo.

Comme le démontre la vidéo, il est déjà possible d'établir une corrélation entre le niveau de disponibilité de réseau et la cyberdépendance. Dans ce cas-ci, certains cas de cyberdépendance prennent même des allures de drame. Que l'on pense au cas des parents qui nourrissaient un enfant virtuel au lieu du leur, ou à celui d'un homme qui est mort d'épuisement après avoir joué à un jeu en ligne pendant 49 h, ou même à celui, plus abberant, de l'homme qui a été poignardé à mort pour avoir vendu l'épée virtuelle de son ami, on voit que les drames se multiplient. Bien sûr, ces exemples restent des cas isolés, mais ils n'en demeurrent pas moins troublants.
On parle de plus en plus de la numérisation de notre société comme d'un projet d'avenir ambitieux et avantageux. Comme j'en ai parlé dans mon billet sur Ma fascination pour Google, nombreux seraient les avantages d'un tel changement, notamment pour l'environnement, quoi qu'il faille tout de même considérer les bilans de carbone et la précarité de la sécurité de préservation des données. Très bientôt, les écoles seront munies de classes entièrement numérisées, où chaque élève aura son propre ordinateur pour effectuer ses travaux, réduisant ainsi grandement l'utilisation de papier. On apprendra donc aux jeunes dès un très jeune âge à dépendre d'un ordinateur et on les incitera à passer beaucoup de temps en ligne, même s'ils auront été initiés à cette pratique par leurs parents dès leur naissance. Déjà pour la toute dernière génération, naviguer sur internet n'est plus une aptitude aquise, mais bien innée.
Je ne suis pas contre la numérisation de la société, et je ne veux surtout pas rallier les gens à être contre. À l'ère où l'on se demande comment faire pour préserver l'environnement et stopper la dégradation de nos écosystèmes, il est tout à fait normal d'envisager la numérisation de la société comme solution. Mais en voyant l'incidence qu'internet a sur nos modes de vie, en voyant à quel point cet impact peut devenir néfaste et incontrôlable, il serait judicieux de se préparer adéquatement en informant bien la population et en lui offrant l'aide et le soutien nécessaires pour ne pas sombrer dans les effets néfastes de ce mode de vie. C'est une question à laquelle la société devra faire face bien rapidement.

dimanche 4 novembre 2012

Le ROI des médias sociaux

La semaine dernière, dans le cadre du cours Internet et relations publiques à l'université, j'ai été inspirée pour écrire ce billet sur le ROI. Dans n’importe quelle entreprise, la question du retour sur l’investissement (ROI) est des plus importantes. Ce qui est tout à fait normal, puisque le but premier d’une entreprise est de survivre et de perdurer en tant qu’entreprise. Aucun dirigeant n’aime devoir couper des postes, ni voir son budget dépasser ou ses profits, baisser. Souvent, chaque département rencontre ses propres exigences en matière de ROI, et certains départements s’en sortent beaucoup mieux que d’autres. Par exemple, le département des ventes, grand gagnant du retour sur l’investissement, est souvent vu comme le département le plus rentable, puisque les actions commises sont facilement mesurables et le profit, quantifiable. Il est facile d’évaluer les gains vs les dépenses et d’établir le ROI de chaque geste posé. Les relations publiques sont probablement les grands perdants à ce concours de ROI, même si aux États-Unis, certaines universités possèdent une faculté entièrement dédiée aux relations publiques au même titre que la médecine. En effet, puisque le but premier des relations publiques est d’établir des liens de confiance entre les différents publics d’une entreprise, comment serait-il possible d’établir la valeur d’une relation? Qu’est-ce que nos amis du Sud ont compris que nous, on tarde à comprendre?

La question se pose aussi à propos des médias sociaux, puisque comme je l’ai mentionné dans mon billet sur la Gestion des communautés au sein d'une entreprise, ceux-ci font partie intégrante des relations publiques. À l’ère des médias sociaux vient le phénomène de l’instantanéité; les gens posent leurs questions ouvertement et critiquent aussi ouvertement, et s’attendent à une réponse dans les minutes qui suivent. Toute entreprise qui ne sait pas s’adapter adéquatement à ce nouveau défi verra sa réputation en prendre en coup et partagée à la vitesse de l’éclair sur les médias sociaux. Comme on dit, on s’adapte ou on crève. Or, les médias sociaux, tout comme les relations publiques, requièrent des investissements en temps, en argent et en capital humain. Et s’attendre à un retour sur l’investissement serait impensable. Doit-on pour autant les voir comme des dépenses obligatoires et dont on voudrait bien se passer? Pourquoi ne pas les voir plutôt comme un outil puissant? Il ne faut pas se leurrer, les médias sociaux et les relations publiques ne génèreront pas de profit directement, ils contribueront plutôt à :
-          Créer de bonnes relations avec les clientèles
-          Gérer la réputation de l’entreprise
-          Établir des liens de confiance
-          Établir des liens de transparence (Patrice Leroux/Slide Share/Gestionnaire de communauté et stratégie)
Et je me permets d’en ajouter un : renforcer la culture organisationnelle. Car comme j’en ai moi-même fait l’expérience, les médias sociaux peuvent permettre aux employés de communiquer et de développer des liens d’amitié en lien avec les événements qui se passent au bureau! Le classique et vieil intranet n’arrive pas à la cheville de Facebook! Ben voilà ce que les Américains ont compris et pas nous…

samedi 27 octobre 2012

Les médias sociaux dans la visibilité de la marque


En 2012, est-il primordial pour une entreprise d'inclure des stratégies avec les médias sociaux dans ses plans marketing et communicationnels? Encore faut-il savoir ce que cela inclut et être prêt à s'y investir totalement. Mais je dirais que cela dépend tout de même de la clientèle à laquelle l'entreprise veut s'adresser. Disons que la plupart des entreprises ont intérêt à les utiliser et ce, adéquatement et en totale connaissance de cause.

Au Canada, 94 % de la population possède un compte sur un média social (Mike Shaw/Comscore-Février 2012). Les médias sociaux prennent de plus en plus d’envergure dans le monde des affaires; plus on comprend leur fonctionnement, plus on découvre tout le potentiel qu’ils renferment. Travaillant dans le domaine de la télévision, les médias sociaux représentent pour moi un outil indispensable. Ils permettent de mater la menace de la Web télé grâce au phénomène de la télévision sociale, de plus en plus répandu dans les foyers. Dû à la croissance de la vente de Ipad, qui a été estimée à 40 millions d’exemplaires en 2012, de plus en plus de gens écoutent la télévision en étant connectés aux médias sociaux. Ce phénomène représente un grand avantage pour le monde de la télévision puisqu’il assure non seulement une grande visibilité pour l’émission commentée, mais aussi une certaine fidélisation du téléspectateur, qui interagit dans l’émission, à sa façon.

Les médias sociaux ne sont pas profitables qu’au domaine de la télévision. Ils permettent également d’augmenter la portée et la fréquence de l’exposition aux nouvelles concernant l’entreprise. Les utiliser pour augmenter la visibilité de la marque est judicieux, surtout lorsque l’on sait s’y prendre. En 2012, un internaute sur deux suit au moins une entreprise ou une organisation sur un réseau social, un taux deux fois supérieur à 2011 (Netendances 2012/CEFRIO/ Léger Marketing). Le grand gagnant des médias sociaux pour une entreprise? Pinterest! Où un membre suit en moyenne 9,3 détaillants! Vient ensuite Twitter, avec  8,5 détaillants en moyenne, puis Facebook, avec 6,9 détaillants en moyenne (Patrice Leroux/Réseaux sociaux/SlideShare).

La raison principale qui explique l’abonnement des membres des réseaux sociaux aux entreprises est qu’ils désirent se divertir. Vient ensuite la raison de l’intérêt aux publications, puis le désir de se tenir au courant des nouvelles et des nouveautés. Vite vite comme ça, ce qu’il faut tirer comme conclusions de ces informations est que, tout d’abord, pour le Web et notamment pour Pinterest, il est primordial de publier de belles images qui capteront l’attention et inciteront au « partage ». Ensuite, qu’il faut savoir divertir ses membres par des stratégies réfléchies et finalement et bien entendu, qu'il faut les tenir informés. Des stratégies qui réclameront donc un minimum de temps et d’effort mais qui, en bout de ligne, en vaudront certainement la chandelle…

dimanche 14 octobre 2012

L'épicentre de ma petite personne


Le 10 octobre 2012, à 00 h 19 HAE, la région de Longueuil était au centre d’un événement sismique d’une magnitude de 4,5 – un tremblement de terre. J’imagine que vous mourez tous envie de savoir si j’ai ressenti le dit tremblement de terre, et si j’ai eu peur comme tout le monde. Et bien non, je dormais profondément. Je l’ai appris aux nouvelles le matin même en me réveillant.

Ce matin-là, comme j’ouvrais mon Facebook, je me rendais compte que mon flux était rempli de statuts de mes « amis » qui relataient leur expérience personnelle face au tremblement de terre. Car, bien sûr, comment ils ont vécu le tremblement de terre, leurs états d’âme et ce à quoi ils ont pensé à ce moment précis, non seulement c’est d’intérêt public, mais ça nous intéresse. Et ça m’a fait penser à une phrase de Mark Zuckerberg relatée par Eli Pariser dans une vidéo de mon billet sur Google :

« A squirrel dying in front of your house may be more relevant to your interests right now than people dying in Africa. »

Et c’est exactement ça! Ce genre de phénomène social  démontre bien notre obsession des médias sociaux. C’est tout de même incroyable que la première chose que la plupart de mes amis Facebook ont pensé après le tremblement de terre, c’était qu’il fallait absolument parler de comment ils avaient vécu ça sur les médias sociaux. Et je me suis dis aussi qu’une chance que ce n’était pas un tremblement de terre d’une magnitude de 8, une chance que ce n’est pas Haïti, car si j’avais été prise en dessous de mon réfrigérateur, probablement que personne ne serait venu me sauver avant d’avoir mis à jour leur statut. Et j’aurais eu le temps de mourir quatre fois.
Je suis ébahie de constater que de partager son expérience personnelle sur les médias sociaux prend précédence sur le fait de vivre l’événement au moment présent. Ça en dit long sur notre société…

lundi 8 octobre 2012

Le marketing 2.0

Hier, je suis tombée sur un article qui m'a fait plutôt rire... L'auteur décrit dans ses propres mots et en plusieurs déclinaisons comment internet a réussi à changer notre façon de penser. Et c'est vrai sur plusieurs aspects! J'y ai découvert, d'une façon exagérée bien entendu, à quel point internet pourrait avoir un impact sur nos vies et vers quelle voie nous nous dirigeons.

Vous savez les cartes de visites qu’on nous donne après avoir acheté les services d’une entreprise, celles qui servent à connaître notre appréciation du dit service? C’est à se demander si, dans les prochaines années, elles ne changeront pas du tout au tout pour s’adapter à la réalité d’aujourd’hui. Ainsi, non seulement seront-elles accessibles via l’iPod, l’iPhone ou toute autre tablette ou téléphone intelligent, mais pour une question du type : Comment avez-vous entendu parler de nous? On retrouvera comme choix de réponses :
 
a) Spécial maires sur Foursquare
 
b) Un ami a fait un check via Gowalla et l’a partagé sur son statut Facebook
 
c) Vous marchiez dans la rue avec votre iPhone pendant que vous investiguiez la réalité augmentée au monocle de Yelp ou avec Scope de Urbanspoon
 
d) Après lui avoir posé la question, Siri vous a proposé cet endroit
 
e) Vous avez vu un pin à propos de nous sur Pinterest
 
f) Vous avez vu des photos de notre entreprise via Instagram
 
g) Grace à un #FF sur Twitter
 
Bon, c'est tout de même exagéré, certes, mais je m'imagine très bien dans cette réalite. On voit souvent, parmi les choix de réponses à ce type de question, le bouche à oreille. Ce qui m'amène à me demander si ce serait vraiment pertinent d'intégrer ce choix de réponse à notre ère du 2.0. Je ne suis pas en train d'insinuer que la communication tend à disparaître, bien au contraire. Mais le bouche à oreille, et j'entends par là deux personnes qui se parlent en vrai, une en face de l'autre, a probablement beaucoup moins d'impact qu'une personne qui décide de faire une suggestion à son entourage élargi sur Facebook. Les gens oeuvrant dans le marketing devront, et doivent déjà, repenser intégralement leur façon d'aborder la clientèle et d'étudier le comportement des consommateurs. Et le marketing 2.0 n'est qu'un aspect touché par l'influence d'internet sur nos vies. Mais à quel point internet influence-t-il nos vies?



lundi 1 octobre 2012

Ma fascination pour Google

Après avoir lu Google et le nouveau monde, de Bruno Racine, je me suis mise à être littéralement fascinée par le phénomène Google qui, à prime abord, ne représentait à mes yeux qu’un moteur de recherche, un site quelconque qu’on utilisait pour éviter de perdre du temps à rechercher l’URL exacte du site que l’on veut visiter. Aujourd’hui, je parle bien du phénomène Google parce que c’en est un. On dit que les médias seraient le quatrième pouvoir. Moi je dis que c’est Google. Mais en quoi cette entreprise peut-elle avoir un si grand pouvoir? Qui sont les gens derrière cette entreprise?
 
Comme nous l’a démontré Eli Pariser avec sa théorie des Filter Bubble, non seulement Google agit-il à titre de Gate Keeper (un terme que j’ai entendu pour la première fois en journalisme et qui, je croyais jusqu’à tout récemment, ne s’appliquait qu’au contrôle d’information que nous font subir les médias), mais il serait capable de rassembler et d’analyser toute information sur le web concernant une personne choisie.



Ainsi, la publicité que l’on reçoit de toute part sur chacun des sites que nous visitons pourrait carrément être ciblée pour nous, en fonction de qui nous sommes, notre âge, notre sexe, nos intérêts, notre travail, nos historiques de navigation, etc.
 
Mais ce n’est pas tout. Comme l’explique Bruno Racine, le projet Google, qui consiste à numériser des dizaines de millions de livres, pourrait avoir des conséquences graves sur l’histoire et sur le monde tel que nous le concevons maintenant. À très grande échelle et à long terme, il suffirait que Google décide de bouder une langue pour que celle-ci tende à disparaitre. En effet, si on se dirige vers une société entièrement numérisée et qu’une société avec un certain dialecte traîne de la patte à ce niveau, si ce dialecte n’est pas assez représenté sur la toile, risque-t-il l’extinction? Bien sûr que oui! C’est la théorie de l’évolution! Ceux qui ne peuvent pas s’adapter disparaissent, c’est comme ça. Évidemment, le numérique représente plusieurs avantages, comme la préservation de l’environnement en réduisant la consommation de papier (par contre, il ne faut pas négliger le bilan de carbone des systèmes de stockage des données électroniques), ainsi que l’économie d’espace sans précédent qu’il permet. En effet, des milliards de données peuvent tenir dans des machines qui n’occupent pas plus d’une centaine de mètres carrés. Seul petit hic : les supports qui contiennent les précieuses informations sont extrêmement fragiles et vulnérables. Il suffit d’un choc ou d’une rayure pour rendre un cd illisible. Donc dans ce cas, la sécurité de la préservation des données semble inquiétante. Mais ce qui est le plus inquiétant dans toute cette histoire, c’est que Google n’a pas de concurrent à sa hauteur. Avec un chiffre d’affaires passé en une décennie de 4 millions à 22 milliards de dollars et une valeur boursière de plusieurs centaines de milliards de dollars, l’entreprise possède l’hégémonie. Et si elle n’a pas envie de s’arrêter, personne ne pourra l’en empêcher…

mercredi 26 septembre 2012

Gestion des communautés au sein d’une entreprise : le rôle du gestionnaire


Étant gestionnaire de communautés, la fonction de gestion de l’image par l’entremise des médias sociaux, je connais. Et plus spécifiquement, je n’aurais jamais pensé faire autant de gestion de crise. Les médias sociaux permettent de générer une communication bidirectionnelle symétrique avec la clientèle en recueillant les commentaires et les rétroactions des gens et en leur répondant, assurant ainsi un service personnalisé et une interaction qui répond aux besoins des clients. Avec l’avènement des médias sociaux vient le phénomène de l’instantanéité et puisque c’est via les médias sociaux que la communication bidirectionnelle se fait, il est primordial d’assurer une interactivité efficace. Les abonnés n’hésitent pas à poser des questions et à laisser des commentaires sur les médias sociaux et, de par la nature du média, ils s’attendent à recevoir une réponse très rapidement, souvent dans les minutes qui suivent. Pourtant, l’entreprise sera jugée par la façon dont elle répondra aux gens; il faut donc savoir faire preuve de diplomatie, de tact et de compréhension pour formuler une réponse avec la rapidité de l’éclair.
Comme on l’a vu pour le cas Lassonde, une situation peut dégénérer très rapidement et entacher très sérieusement la réputation d’une entreprise avant même que celle-ci n’ait le temps de s’en rendre compte. Pour ce qui est de ma part, jusqu’à maintenant, la pire crise que j’aie vécue sur les médias sociaux, c’est la fois ou on a voulu faire un concours dont le but était de récolter des votes via les médias sociaux. Et vu l’importance du prix, les internautes s’en sont donnés à cœur joie pour contester les règlements, se vider le cœur concernant les injustices encourues par les différences entre le nombre d’amis Facebook de chacun, les différentes manières de tricher, etc. Bref, j’en ai eu pour plusieurs journées à répondre aux commentaires et aux messages Facebook, sans compter les courriels que je recevais via ma boîte personnelle au travail. Et même après avoir tenu compte de tous les commentaires et de s’être ajusté par la suite pour être le plus réglementaire et équitable possible, certaines personnes étaient toujours insatisfaites et s’en plaignaient publiquement. Comment je m’en suis sortie? En étant à l’écoute des gens, en les rassurant et en restant calme. Les choses ont fini par se calmer et la poussière, par retomber. Le rôle de gestionnaire représente donc selon moi une fonction stratégique de relations publiques puisqu’il permet de faire le pont entre l’entreprise et la clientèle.
Ironiquement, le gestionnaire de communautés est encore vu comme une dépense obligatoire et non lucrative, tout comme les relations publiques d’ailleurs, qui sont encore mal comprises par beaucoup d’entreprises et qui sont vues comme un département dont le retour sur l’investissement n’est pas profitable. Mais ça, on n’en reparlera! Pour l’instant, gardons en tête qu’il reste beaucoup de chemin à faire pour comprendre le phénomène des médias sociaux et leur potentiel au sein d’une entreprise.